Cet article est rédigé par Daniel Robert, Vice-président Sénior, Projets Spéciaux, et a été publié dans le magazine GESTION IMMOBILIÈRE.
La légionellose tire son nom d’un épisode marquant survenu en 1976 lors d’un congrès de l’American Legion, à Philadelphie, où une éclosion de pneumonie sévère a touché plusieurs dizaines de personnes. L’enquête épidémiologique a permis d’identifier une bactérie jusque-là inconnue, Legionella pneumophila, associée à un système de refroidissement à l’eau. Depuis, de nombreux cas sporadiques et quelques éclosions ont été documentés à travers le monde, souvent liés à des installations techniques de bâtiments. Ces événements ont profondément influencé les pratiques d’exploitation, la réglementation et le développement de guides techniques, notamment par l’ASHRAE.
La légionellose est une infection causée par des bactéries du genre Legionella, présentes naturellement dans l’eau douce. Plus de 60 espèces sont connues, mais la Legionella pneumophila est responsable de la majorité des infections humaines. Deux formes cliniques principales existent : la fièvre de Pontiac, forme bénigne de type grippal, et la maladie du légionnaire, une pneumonie potentiellement grave. Pour les gestionnaires de bâtiments, cette bactérie pose un problème environnemental majeur, car elle prolifère dans certains systèmes hydrauliques lorsque les conditions de température, de stagnation et de nutriments sont réunies.
La maladie du légionnaire se manifeste généralement 2 à 10 jours après l’exposition. Les symptômes incluent fièvre élevée, toux sèche (irritative sans crachats) ou grasse permettant l’expulsion de sécrétions des bronches, douleurs thoraciques, essoufflement, fatigue marquée, maux de tête et douleurs musculaires. Des symptômes digestifs (diarrhée, nausées) et neurologiques (confusion) peuvent également apparaître. Les complications possibles comprennent la détresse respiratoire aiguë, le choc septique, l’insuffisance rénale et la défaillance multiviscérale. Le taux de mortalité est estimé entre 10 et 15 %, particulièrement chez les personnes âgées, les fumeurs et les individus immunodéprimés.

Le traitement de la maladie du légionnaire repose sur l’administration rapide d’antibiotiques appropriés (macrolides ou fluoroquinolones). Une prise en charge hospitalière est souvent nécessaire pour les cas sévères. Il n’existe toutefois aucun vaccin ni traitement préventif individuel. La prévention repose donc entièrement sur la maîtrise des installations techniques et la gestion adéquate des systèmes d’eau.
La légionellose ne se transmet pas d’une personne à une autre. L’infection survient par inhalation de microgouttelettes d’eau (aérosols) contaminées par la bactérie. Ces aérosols peuvent être générés par divers équipements : tours de refroidissement à l’eau, douches, spas, fontaines décoratives ou humidificateurs. L’ingestion d’eau contaminée ne constitue pas un mode de transmission significatif…
Pour lire l’article complet dans le magazine, vous pouvez y accéder via le lien suivant : Gestion immobilière – N°1 – mars 2026

Note : Ingénieur de formation, Daniel Robert est vice-président sénior, Projets spéciaux chez Kolostat inc. Membre influent de l’ASHRAE, référence mondiale en ce qui concerne les technologies CVAC, il a fait partie du Comité de transfert technologique du chapitre (CTTC) en 2022-2023 et a été le président du chapitre de Montréal en 1992.
Références :
– Article de Gestion immobilière ; Gestion immobilière – N°1 – mars 2026